Attaqué par un chien, un enfant victime de 56 morsures

Mordu 56 fois par un berger malinois, le diagnostic d’un enfant de 3 ans n’est pas engagé. Une issue quasi miraculeuse à ce drame survenu lors d’une querelle de voisinage.

Certes grièvement blessé, un enfant de 3 ans attaqué et mordu à 56 reprises par un chien de type berger malinois n’a pas été jugé dans un état critique et son pronostic vital n’a pas été engagé, selon les médecins qui l’ont pris en charge.

Le drame s’est produit dimanche à Grasse, dans les Alpes-Maritimes, rapporte France Bleu Azur.

Une dispute a éclaté pendant un dîner réunissant les parents de l’enfant et un de leurs voisins, âgé d’une vingtaine d’années. Le ton est monté entre les deux hommes, qui avaient consommé de l’alcool. Puis des coups ont commencé à être échangés. C’est à ce moment que le berger malinois de la famille est intervenu pour défendre son maître, et a mordu l’autre convive.

Le chien s’est cru menacé par les pleurs

Assistant à la scène, l’enfant apeuré a fondu en larmes. Des pleurs que le chien a sans doute jugé comme des menaces. L’animal s’est alors jeté sur le petit, le mordant à 56 reprises. Grièvement blessé, notamment au niveau des cuisses et des bras, il a été transféré à l’hôpital Lenval de Nice, spécialisé en pédiatrie.

C’est là, a indiqué la police, que les médecins ont constaté avec soulagement que sa vie n’était pas en danger.

Les deux hommes qui s’étaient querellés ont pour leur part été interpellés par les forces de l’ordre et placés en garde à vue avant d’être relâchés. Une nouvelle convocation leur sera en effet adressée car trop alcoolisés, les deux voisins n’ont pu préciser jusqu’alors les circonstances précises de l’accident. Une enquête sociale sera également diligentée.

Marine Le Pen courtise les « gilets jaunes » et raille la « France islamiste »

D’une pierre deux coups : la présidente du Rassemblement National veut séduire les « gilets jaunes » et dénonce « le délire immigrationniste » de FI rebaptisée… « la France islamiste ».

En déplacement mardi dans l’Yonne, un département rural où le mouvement des « gilets jaunes » s’est traduit par une forte mobilisation, la présidente du Rassemblement National a de nouveau cherché à séduire cet électorat potentiel, alors que la campagne pour l’élection européenne, qui a lieu dimanche, est entrée dans sa dernière ligne droite.

Marine Le Pen a souhaité d’abord rappeler « à ceux qui ont été sur les ronds-points que le moyen pacifique et démocratique de pouvoir obtenir quelque chose, et de faire que le 26 mai, toutes ces semaines de lutte, de combat, de mobilisation ne soient pas rayées d’un trait de plume, c’est d’aller voter pour la liste du RN. »

Cependant, durant ce même meeting organisé dans le village de Villeblevin et qui a réuni 500 personnes, elle a voulu aussi dissuader les mêmes « gilets jaunes » de se laisser convaincre par les arguments de la France Insoumise, le parti de Jean-Luc Mélenchon, qui a soutenu le mouvement.

FI devient « la France islamiste »

Selon Marine Le Pen, cette formation « devrait s’appeler la France islamiste » car dans son programme figurent le « refus de tout contrôle aux frontières, la distribution de la nationalité française au premier qui passe, le vote des immigrés et la reconnaissance d’un statut de réfugié climatique ». Ce qu’elle a encore résumé par une formule : « Pas un Français sensé ne peut accepter de suivre ce délire immigrationniste ».

En verve, la présidente du RN a conclu en appelant les électeurs à ne pas « donner de chèque en blanc » à Emmanuel Macron, son vainqueur lors du second tour de la présidentielle en 2017. « Il se comporte déjà de manière totalitaire » a-t-elle persiflé, faisant allusion à l’interview accordée par le président à plusieurs journaux régionaux, une pratique jugée pas si éloignée de ce qui a cours en Corée du Nord, a-t-elle noté avec ironie.

Licenciés de Cora parce qu’ils refusaient de travailler le dimanche

En Bretagne, deux salariés d’un hypermarché ont été licenciés pour faute grave. Ils avaient refusé de travailler le dimanche, arguant que leur contrat ne le prévoyait pas.

Deux employés de l’hypermarché Cora de Saint-Jouan-des-Gérets, près de Saint-Malo, ont fait l’objet d’une procédure de licenciement pour faute grave, ne bénéficiant de ce fait d’aucun préavis ni indemnité : la direction leur reproche d’avoir refusé de travailler le dimanche, révèle Europe 1.

Il s’agit d’une salariée comptant 18 ans d’ancienneté ayant été en poste à la station-service, au rayon bijouterie puis à l’accueil et d’un employé affecté au rayon crèmerie, présentant 8 ans d’ancienneté.

La direction de grande surface avait décidé d’ouvrir chaque dimanche matin à compter du mois de mars. Cependant, aucun avenant n’a été apporté aux contrats de travail des quelque 200 salariés. Invoquant la loi Macron, « le directeur a dit que c’était obligatoire, que c’était cela ou la porte » rapporte la salariée. Laquelle ajoute : « Je ne pensais pas qu’on m’aurait virée comme ça au bout de 18 ans de boîte. Je trouve que le dimanche, c’est pour la vie de famille. OK pour le volontariat, mais on ne doit pas forcer les gens. Je suis dégoûtée, je suis en colère. Se faire jeter comme une malpropre… Ça me sidère, ça me met hors de moi. »

Les prud’hommes seront saisis

Avec son collègue, elle envisage de saisir le conseil des prud’hommes pour qu’il qualifie cette sanction de « licenciement sans cause réelle ni sérieuse ». Jointe par Europe 1, une inspectrice du travail de Saint-Malo note qu’effectivement, «l’accord du salarié peut être nécessaire lorsque les nouveaux horaires ou la nouvelle répartition des horaires constituent une modification du contrat de travail ».

Une analyse partagée par le syndicat CFTC  qui a relevé que dans son courrier de licenciement, la direction avance comme motif que « le Code du travail prévoit qu’il faut accepter de travailler quand on vous le demande. Une interprétation pour le moins sommaire du Code et des droits des salariés. L’obligation du travail le dimanche doit être prévue dans le contrat de travail. » Ce qui le cas pour les nouveaux embauchés en général, mais pas les anciens… La CFTC espère donc que les salariés bretons seront entendus en justice et que la décision fera jurisprudence. Ce qui pourrait inviter des salariés précédemment victimes de licenciements similaires à se manifester.

Jusqu’à présent, la direction de l’hypermarché Cora ne s’est pas exprimée.

En Bretagne, l’accusé vivait dans une famille isolée du monde

La cour d’assises du Finistère juge un homme accusé du meurtre de son frère. La sœur évoque une famille qui vivait en autarcie, sans « aucun contact social ».

La cour d’assises du Finistère rendra son verdict ce mardi soir dans le procès de Michel Even, 46 ans, accusé d’avoir porté un coup de couteau mortel au niveau de la carotide sur son frère cadet Loïc. Le fratricide s’est déroulé en juillet 2017 dans la ferme familiale de Tréméven, rapporte Ouest-France.

La question à laquelle doit répondre la cour est de savoir s’il y eut intention de tuer. L’accusé le nie depuis le début. Il explique qu’il ne voulait pas faire de mal. Lors de son arrestation, une analyse a révélé qu’il avait 2 grammes d’alcool dans le sang.

Lors de la première journée des débats, le témoignage de la sœur a éclairé les jurés sur un contexte particulièrement précaire. Les deux frères (sur une fratrie de cinq enfants) ont longtemps vécu seuls avec leurs parents, modestes éleveurs. « J’ai eu un choc social quand je suis partie faire ma vie à Nantes, à 20 ans : j’ai réalisé qu’on vivait en autarcie. On n’avait aucun contact social » a-t-elle expliqué avant de fondre en larmes.

Une famille qui a cumulé les deuils

Un isolement que plusieurs drames ont accentué. Un troisième frère, handicapé, décède en 1998. Puis c’est le père, myopathe, qui meurt en 2004 avant un quatrième frère, également myopathe, en 2018.

Quant à la mère, elle est décédée des suites d’un cancer en 2017, quelques semaines après le drame.

L’unique fille du foyer évoque encore une « atmosphère pesante : on parlait en criant. Je pensais que c’était normal. Ça fait vingt ans que je fais un travail sur moi ».

Un expert confirme ensuite que cette famille autarcique « est la seule référence et en même temps la source d’angoisse » de l’accusé, lequel veut « s’en sortir mais demeure enfermé. »

Or, il ressort des débats que la victime, souffrant d’un handicap mental, se moquait souvent de l’accusé, qui travaillait beaucoup dans la ferme mais avait un penchant pour l’alcool (plusieurs bouteilles de rosé par jour).

A cela s’ajoute un traumatisme intime : ayant surpris sa mère avoir un rapport sexuel avec un livreur en, 1989, il n’eut ensuite, pour sa part, durant près de 30 ans, ni relation amoureuse, ni sexuelle. L’expert psychologue suggère « une immaturité affective et une dépendance aux parents… ».

La sœur de l’accusé a conclu en estimant que s’il a pu vouloir faire peur à Loïc, Michel n’a pas souhaité le tuer.

La RATP imagine des taxis volants d’ici cinq ans

Des taxis volants conçus par Airbus pourraient circuler dans le ciel parisien à l’horizon 2025. Géré par la RATP, le réseau relierait les aéroports aux centres d’affaires.

En charge des transports en commun sur Paris et sa couronne, c’est-à-dire des lignes de métros, tramways et autobus, la RATP envisage la création d’un réseau dédié spécifiquement aux taxis volants, rapporte La Tribune.

Il s’agirait d’engins sans pilote, fonctionnant à l’électricité, peu bruyants, pouvant transporter plusieurs passagers à une vitesse de 150 km/h et décollant et atterrissant sur des « vertiports ».

Selon le directeur en charge de l’innovation à la RATP, ce réseau pourrait être effectif d’ici cinq ans et relier notamment les grands aéroports, des centres de transports multimodaux comme la gare de Chessy-Marne la Vallée, des centres d’affaires comme La Défense ou des points touristiques tel que le château de Versailles.

Un service à la demande pourrait également être initié.

Des études à mener avec l’aviation civile

En dehors des questions purement techniques concernant les taxis volants eux-mêmes, la RATP et Airbus vont devoir travailler avec les services de l’aviation civile (DGAC) pour étudier les problèmes de sécurité et l’intégration des taxis volants dans l’espace aérien. Une donnée doit en effet être prise en compte : pour l’heure, il est interdit de survoler Paris au dessous de 2000 mètres.

Cependant, quand bien même des couloirs aériens spécifiques seraient créés, les responsables de la DGAC évoquent des réticences « sociales ». « Les Parisiens accepteront-ils d’avoir des tas d’objets volants au-dessus de leur tête, je n’en suis pas sûr du tout. Ce que je constate, c’est qu’aujourd’hui, pour l’hélicoptère, c’est non. Et je ne suis pas totalement persuadé que c’est uniquement parce que l’hélicoptère est bruyant. Je crains que ce soit plus compliqué que cela » déclarait récemment le directeur de la DGAC, note ainsi La Tribune. Il faudrait également que les riverains des futurs « vertiports » ne soient pas hostiles à ces aménagements et que d’une manière générale, les taxis volants ne symbolisent pas « un monde qui effraie », proche des films de science-fiction. Enfin, pourrait se poser à terme la question des véhicules volants « personnels », ce qui nécessiterait des règles et des codes adaptés.

En Libye, la guerre de l’eau a commencé

L’approvisionnement en eau courante de Tripoli et de plusieurs villes côtières a été bloqué par un groupe armé alors que la Libye connaît déjà des températures estivales.

Des millions de foyers sont privés d’eau courante depuis dimanche à Tripoli et dans plusieurs villes du littoral. Un groupe armé se disant partisan du maréchal Khalifa Haftar, chef de l’armée nationale libyenne (LNA), a coupé l’approvisionnement, rapporte The Guardian.

Ces hommes ont pris le contrôle du réseau dont les commandes sont situées à Jafara. Le système, inauguré jadis par l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi, permet de puiser et transporter l’eau via des conduites souterraines reliant notamment le Sahara à Tripoli et à plusieurs cités de la côte.

Ces événements interviennent alors que les troupes du maréchal Haftar contrôlaient jusqu’alors l’est et le sud du pays, la capitale étant dirigée par le gouvernement d’accord national (GNA) que soutient l’ONU.

Cependant, certains observateurs attribuent ce coup de force au GNA qui tenterait ainsi de saper le soutien populaire dont bénéficie Haftar, qui cherche à « prendre » Tripoli depuis le début du mois d’avril avec le soutien de certaines puissances étrangères comme l’Arabie saoudite. Une opération moins aisée que prévu.

« Un don de Dieu » qui doit être épargné

Les responsables de l’Agence en charge de l’approvisionnement en eau rappellent pour leur part leur neutralité et ne veulent pas prendre parti dans l’actuel conflit. « L’eau est un don de Dieu pour tous et ne doit pas être utilisée dans un but politique ou militaire » ont-ils plaidé.

Pour l’heure, on ignore quand l’eau courante pourra être rétablie alors que le pays connaît déjà des températures estivales. Cet incident renforce le sentiment qu’une certaine anarchie règne en Libye, ce que certains groupes proches de l’État islamique ne se privent pas d’exploiter.

Depuis 2011 et la chute de Kadhafi, des attaques contre les réseaux d’eau avaient déjà eu lieu, mais plutôt dans le sud du pays.

Eurovision : l’Islande visée pour « des banderoles » palestiniennes

Les organisateurs de l’Eurovision qui se déroulait à Tel-Aviv pourraient décider de sanctions contre l’Islande dont le groupe a brandi en direct des écharpes aux couleurs palestiniennes.

L’Union européenne de Radio-télévision (UER), organisatrice du concours de l’Eurovision dont l’édition 2019 s’est déroulée samedi soir à Tel-Aviv, en Israël, n’a que peu goûté l’attitude des membres du groupe islandais Hatari lors de l’annonce des résultats. Les artistes qui se sont finalement classés à la 10e place ont en direct brandi des écharpes aux couleurs de la Palestine. Des actes qui « contreviennent directement » aux règles du concours et dont « les conséquences seront discutées », explique la RTBF.

Des sanctions ne sont pas à exclure. Pour l’UER, le concours « est un événement apolitique ». Autre sujet de mécontentement pour l’organisme, le fait que deux danseurs qui accompagnaient la star américaine Madonna, invitée d’honneur, présentaient dans leur dos des drapeaux israélien et palestinien. Ce qui pouvait être compris comme un message de fraternité.

Ces incidents sont survenus alors que des appels au boycott avaient été nombreux avant le show qui a pu être utilisé par les autorités israéliennes comme une vitrine et un moyen de communiquer « positivement ». Citant la presse israélienne, la RTBF note qu’une partie de la facture du cachet de Madonna aurait été réglée par le milliardaire israélo-canadien Sylvan Adams.

Pour ce qui concerne les artistes islandais, à plusieurs reprises d’ailleurs avant le concours, ils avaient fait part de leur hostilité quant à l’occupation des territoires palestiniens.

Les Palestiniens sceptiques aussi

Le show retransmis en direct devant des dizaines de millions de téléspectateurs n’a pas fait non plus l’unanimité en Israël même. Des rabbins ultra-orthodoxes avaient appelé à prier pour dénoncer la « profanation » que constituait ce concours de l’Eurovision durant shabbat, considéré comme jour sacré de repos.

Côté palestinien, ces événements n’ont pas été perçus comme positifs, ajoute Le Figaro. Sur Twitter, le PACBI (association culturelle pour le boycott d’Israël) a indiqué que « la société civile palestinienne rejette massivement les gestes de solidarité d’artistes internationaux ». Il vaut mieux tout simplement « annuler toute performance en Israël ».

Un Français condamné à mort en Indonésie pour trafic de drogue

Originaire de Béthune, Félix Dorfin a été condamné à la peine capitale par un tribunal indonésien. Il avait été arrêté en possession de plus de 3 kilos de stupéfiants.

Jugé pour trafic de drogue, le Nordiste Félix Dorfin a été condamné ce lundi en Indonésie à la peine capitale.

Originaire de Béthune, âgé de 35 ans, il avait été interpellé en septembre dernier à son arrivée à l’aéroport de Lombok, une île touristique proche de Bali, en provenance de Singapour, avec sur lui près de 4 kilos de stupéfiants, rapporte un journal local : 2,9 kilos de kétamine et d’amphétamine ainsi que 850 comprimés d’ecstasy qui avaient été dissimulés dans le double fond d’une valise.

Félix Dorfin avait réussi à s’enfuir de son lieu de détention provisoire en janvier et il avait été repris après 11 jours de cavale. Selon la même source, le Français s’était vraisemblablement caché dans la forêt.

Des policiers soupçonnés de l’avoir aidé ou d’avoir été « victimes » de tentatives de corruption pour l’aider dans sa fuite avaient alors également été interrogés.

Un autre Français dans le couloir de la mort

Alors que le parquet n’avait requis « que » 20 ans d’emprisonnement, les juges ont retenu des circonstances aggravantes, suggérant que Félix Dorfin faisait partie d’un véritable réseau pour lequel il faisait office de coursier, ce qu’il conteste… Par ailleurs, la quantité de drogue jugée très importante a très certainement pesé dans ce verdict.

Selon le Parisien, un autre ressortissant français se trouve déjà incarcéré dans le couloir de la mort en Indonésie : il s’agit d’un homme condamné en 2007, également pour trafic de drogue, Serge Atlaoui.

Le Monde indique cependant que depuis 2016, aucune peine capitale n’a été « appliquée » dans le pays. Pour autant, l’Indonésie a fait de la lutte contre le trafic de stupéfiants une de ses priorités.

L’ultimatum de Trump envers l’Iran

La tension monte encore d’un cran entre les États-Unis et l’Iran : le président américain prédit « la fin officielle » de l’Iran en cas de nouvelles menaces.

L’escalade se poursuit entre les États-Unis et l’Iran. Cette fois, le président Donald Trump a posté sur son compte Twitter dimanche un message en forme d’ultimatum dépourvu de nuances : « Si l’Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l’Iran. Plus jamais de menaces à l’encontre des États-Unis. »

Il s’agit d’un nouveau palier dans une poussée de fièvre comme l’on n’en avait plus connu depuis de longues années entre les deux pays. Tout a débuté l’an passé avec le retrait américain de l’accord international conclu en 2015 qui prévoyait une limitation du programme nucléaire iranien avec pour contrepartie une levée des sanctions étrangères contre le régime de Téhéran.

En novembre 2018, de fait, les États-Unis avaient rétabli des sanctions économiques.

Au début de ce mois de mai, le Pentagone montrait ses muscles, déployant dans le Golfe persique le porte-avions Abraham Lincoln et des bombardiers B-52, justifiant ces manœuvres par des menaces provenant d’Iran. Les autorités américaines ne précisaient pas cependant alors la nature de ces menaces.

Pour l’heure, en Iran, on s’efforce de rester placide. Avant la déclaration du président Donald Trump, le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif s’estimait convaincu « qu’il n’y aurait pas de guerre puisque nous ne souhaitons pas de conflit et puisque personne ne se fait d’illusion quant à sa capacité à affronter l’Iran dans la région », selon l’agence officielle Irna.

Les chancelleries du Golfe inquiètes

Quant au général Hossein Salamin, le commandant des Gardiens de la Révolution Islamique, il avait même ironisé en suggérant, quelques heures avant le tweet du président US, ainsi que l’a rapporté l’agence iranienne Fars News : « La différence entre les Américains et nous, c’est qu’ils ont peur de la guerre ».

La situation inquiète cependant toutes les chancelleries et singulièrement les dirigeants des autres pays du Golfe. L’Arabie saoudite souhaite ainsi une réunion d’urgence du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et de la Ligue arabe le 30 mai à La Mecque rappelle La Tribune de Genève. Le sommet consisterait « à se consulter et se coordonner avec les dirigeants frères » à propos de « tous les sujets susceptibles de renforcer la sécurité et la stabilité dans la région ».

Un site pour les victimes de sexisme dans le monde politique

Jugeant que la situation a empiré depuis l’affaire Baupin, des collaboratrices d’élus lancent un site pour recueillir les témoignages de victimes de « harcèlement en politique ».

« Le sexisme n’est pas une spécificité du monde politique, nous en avons pleinement conscience, mais c’est un monde où il se manifeste avec une force et parfois une violence particulières… »

Partant de ce constat, des collaboratrices d’élus ont décidé de créer un site Internet « recensant les témoignages des femmes victimes de sexisme à l’Assemblée nationale ou dans d’autres institutions politiques », annoncent-elles dans une tribune publiée par Le Monde.

Elles disent avoir « décidé d’anonymiser les témoignages pour offrir les meilleures conditions aux collaboratrices qui souhaiteraient raconter mais souvent n’osent pas ou pour qui les conséquences seraient très lourdes. »

Leur but « n’est pas de pointer du doigt tel élu, ministre ou autre homme politique, mais d’exposer le caractère généralisé du sexisme en politique. » Et donc de contribuer à une prise de conscience et à un véritable changement.

Car l’état des lieux en la matière se serait encore dégradé depuis la mise en cause du député écologiste Denis Baupin, notent les signataires du texte et créatrices du site «  Chaircollaboratrice.com », dont l’appellation même est explicite.

« A chaque affaire, le sexisme en politique fait la « une » des journaux et des JT avant de retomber dans l’oubli. A l’issue de l’affaire Baupin, l’ambiance a même empiré pour les femmes : « Attention, je vais te Baupiner », « Je peux toucher ton épaule ou c’est du harcèlement ? », « Quand même, les dénonciatrices, elles devaient avoir un mobile politique », « Baupin, mais tu sais, ce n’est pas de sa faute, c’est sa mère/sa femme ».

« La harcèlement est une réalité »

Autant de phrases recensées qui sont typiques, selon elles, « du machisme de ce huis clos politique où les femmes sont souvent perçues comme illégitimes ».

En effet, trop souvent encore, selon les femmes à l’origine de cette initiative, dans l’univers politique, qu’elles soient élues ou collaboratrices d’élus, « les femmes sont soit mal acceptées, soit regardées avec un amusement tout paternaliste ».

« Certes, tous les hommes en politique n’ont pas un comportement répréhensible, mais le sexisme et le harcèlement sont une réalité » se justifient encore les rédactrices de la tribune, qui insistent : « les hommes politiques se doivent d’avoir un comportement exemplaire dans tous les aspects de leur vie publique. »