Le Covid-19 est devenu une maladie peu dangereuse, selon Didier Raoult

Didier Raoult, directeur de l'IHU Méditerranée Infection
Didier Raoult, directeur de l'IHU Méditerranée Infection. — IHU

Dans son « bulletin d’information scientifique », l’infectiologue sulfureux relativise la gravité du Covid-19, et vante le dépistage aux dépens du confinement.

Chaque sortie du professeur Didier Raoult est désormais attendue, scrutée et commentée. Ce Mardi, l’infectiologue a partagé une vidéo sur son compte Twitter, un « bulletin d’information scientifique » publié sur la chaîne YouTube de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection de Marseille dont il est le directeur. Il constate notamment un changement de profil parmi les personnes atteintes du Covid-19 : « il s’agit presque exclusivement de sujets jeunes, ce qui fait considérablement baisser la moyenne d’âge et donne une mortalité presque inexistante ». Il estime le taux de mortalité à 0,2% depuis début juin à Marseille.

Pour le professeur, il ne fait aucun doute que l’augmentation des cas dans la jeunesse découle d’un relâchement sur la distanciation physique. Il observe que beaucoup de sujets jeunes ont été « infectés dans des bars tardifs transformés en boîtes de nuit. La nuit passant et les conditions dans ces bars étant ce qu’elles sont, la distanciation sociale n’est pas extraordinaire ». Il note que cette observation coïncide avec une reprise des cas de maladies sexuellement transmissibles.

Didier Raoult veut aussi rassurer sur la recrudescence actuelle des cas de coronavirus, qui est liée selon lui à la généralisation du dépistage. Une donnée qui le pousse à ne pas être « inquiet par la situation actuelle qui montre que le niveau de gravité dans la population est le plus bas de toutes les maladies respiratoires connues ».

Le dépistage plus efficace que le confinement ?

Pour appuyer sa thèse, l’infectiologue revient sur deux études qui montrent l’efficacité d’un dépistage rapide. La première étude citée, menée par le professeur Jarlier à Paris, rapporte que la « diminution de la mortalité est directement liée à la précocité de la mise en place des tests généralisés ». Une partie importante de la mortalité s’expliquerait par le fait qu’entre un tiers et la moitié des malades ont été diagnostiqués à leur entrée en service de réanimation. « Détecter les gens beaucoup plus tôt permettra de mieux les prendre en charge » insiste le professeur Raoult.

La seconde étude, espagnole celle-ci, révèle les populations les plus à risque. Il apparaît que les zones urbaines sont plus exposées que le milieu rural, et qu’en dehors du personnel soignant, le cadre familial est le plus propice à la propagation du virus. Les recherches pointent qu’en Espagne, ceux qui ont pratiqué le télétravail ont été en moyenne plus contaminés que ceux qui n’étaient pas confinés. Didier Raoult conclue que « le confinement n’a pas fait preuve de son efficacité. Ce qui montre son efficacité, c’est la détection et l’isolement des gens qui sont positifs ».

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