L’armée française se mobilise contre le Covid-19

Deux patients atteints du Covid-19 ont été transférés de Metz vers l'Allemagne, le 28 mars 2020
Deux patients atteints du Covid-19 ont été transférés de Metz vers l'Allemagne, le 28 mars 2020. — Ministère des Armées / État-major des armées

Afin de soulager les services publics et venir en aide à la population, le gouvernement a décidé d’engager l’armée dans la lutte contre le Covid-19. L’opération « Résilience » est lancée.

Ce mardi matin, les caméras des chaînes infos étaient braquées sur un hélicoptère de l’armée française en train de transférer deux patients atteints du Covid-19 entre le CHR Metz-Thionville et la ville d’Essen en Allemagne. Cette manœuvre entre dans le cadre de l’opération « Résilience » mise en place par les autorités dans le but de lutter contre l’épidémie.

L’armée au front de l’épidémie

« Les armées s’engagent dans l’ensemble des secteurs où elles peuvent apporter un soutien aux autorités civiles » : c’est l’objectif de l’opération « Résilience » dévoilée par Emmanuel Macron le 25 mars, et placée sous l’autorité du général François Lecointre, chef d’Etat-major des armées. Le champ d’action est triple : les militaires interviendront pour des missions de « santé », de « logistique » et de « protection ».

Ainsi, les militaires pourront par exemple sécuriser des sites sensibles comme les établissements de santé et les laboratoires pharmaceutiques, désengorger les hôpitaux en transférant des malades, ou encore prêter des moyens de transports. « L’objectif est de faire en sorte d’apporter une plus-value sur le terrain par rapport à l’offre préexistante. Nous apportons des moyens spécialisés et complémentaires », justifie Frédéric Barbry, porte-parole de l’État-major des armées.

Des missions partout en France

Le dispositif vient donc renforcer les actions déjà engagées, comme la mise en place d’un hôpital militaire de campagne à Mulhouse, le service d’évacuation médicale volant de l’armée « Morphée » mis en place entre Mulhouse et Toulon, ou encore le transport de patients entre la Corse et Marseille grâce au porte-hélicoptères amphibie « Tonnerre ».

Si « le plus visible, jusqu’à présent, sont les missions dans le Nord-Est », explique le porte-parole de l’État-major des armées, « il y a des demandes qui ont été faites partout ». Les moyens militaires seront mis à disposition des préfets et « adaptés aux contextes locaux ». Cependant, les pouvoirs publics ne souhaitent pas communiquer sur les missions afin de ne pas les mettre en péril. Le site d’actualité en ligne Objectif Gard révèle toutefois que « l’Armée va prêter main forte et assistance aux forces de sécurité dans les grandes villes du Sud de la France » à partir du 1er avril, afin d’assurer une « mission de surveillance, de présence dissuasive et d’assistance à la population, ainsi qu’aider à la protection de certains sites sensibles ou des établissements de santé ».

De son côté, la ministre des Armées Florence Parly précise sur RTL que « les armées n’ont pas vocation à dresser des contraventions en cas de non-respect du confinement ».

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