Le gouvernement repousse finalement la réforme des APL au 1 avril 2020

Illustration des allocations familiales
Illustration des allocations familiales. — DR

Initialement prévue pour début 2020, la réforme des APL a été repoussée une deuxième fois à la demande de la CNAF. La date officielle est désormais fixée au 1 avril 2020.

L’annonce est tombée jeudi 26 décembre à la suite d’une déclaration de Julien Denormandie, ministre en charge de la Ville et du Logement : la réforme des APL est repoussée une énième fois. Cette fois, c’est la date du 1er avril 2020 qui a été annoncée par l’équipe gouvernementale.

Officiellement, l’exécutif dit avoir voulu se donner plus de temps pour pouvoir mettre en place la réforme de façon sécurisée et fiable pour l’ensemble des allocataires. C’est d’ailleurs la CNAF (Caisse Nationales des Allocations Familiales) elle-même, qui avait fait la demande à Julien Denormandie de « décaler la date d’entrée en vigueur de la réforme d’un trimestre afin de s’assurer de la meilleure qualité et fiabilité possibles dans la mise en oeuvre de cette réforme pour ses six millions d’allocataires », comme l’explique le journal Le Monde.

Une réforme et des économies

Le système des aides personnalisées au logement (APL) devrait être bouleversé par cette réforme. Les APL se basent à ce jour sur les revenus perçus deux ans auparavant. Lorsque la réforme rentrera en vigueur, les APL seront réévalués chaque trimestre en prenant en compte les douze derniers mois de chaque allocataire.

En se basant sur des revenus actualisés, qui devraient être plus élevés grâce à la croissance que les revenus déclarés il y a deux ans, le gouvernement espère réaliser une économie de plus d’un milliard d’euros. Une réforme qui pourrait faire sortir des droits aux APL, 600 000 citoyens, selon l’analyse de la CAF, expliqué par le journal Le Parisien.

En plein conflit sur la réforme des retraites, le gouvernement entend bien ne pas s’attirer les foudres d’une partie plus large de la population sur un sujet social. Une convergence des luttes à effet boule de neige durant l’hiver et un blocage plus large du pays pourrait s’avérer presque fatale pour le futur candidat Emmanuel Macron. La réforme de baisse des APL de 5 € par bénéficiaire avait déjà coûté cher au président Français qui avait déclaré traîner cette réforme comme un boulet. Pour cette nouvelle réforme, le rendez-vous est donc donné au printemps.

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